Vis ma vie d’EmpÊchEusE #MeToo

J’ai beaucoup hésité mais ce merveilleux mouvement de prise de parole des femmes est encourageant. Encourageant et terrifiant à la fois. Parce que nous sommes tellement !… Oui… « nous ». Parce que… #MeToo

C’était un ami que je connaissais depuis 3 ans, que je voyais tous les week-end. Parce qu’on avait une bande de potes avec qui on faisait la fête et qu’on dormait tou.te.s ensemble, les un.es chez les autres tous les week-end (à peu d’exceptions près). J’avais aussi un chéri/amant dans le groupe. Une histoire compliquée de “je t’aime, moi non plus ». Et, là, j’étais mal parce que je ne savais plus où j’en étais avec lui. J’en ai parlé à cet ami qui m’a proposé de venir passer la soirée chez lui en Normandie pour me changer les idées. Ca faisait des mois qu’il me proposait et que je refusais. Mais là, j’étais triste, je n’avais pas dormi depuis 2 jours et j’avais besoin de réconfort et d’écoute. J’étais peut être un peu naïve aussi parce que je n’ai pas vu le mal. Alors, j’ai dit oui. J’ai pris mes billets et j’y suis allé le vendredi soir.
La soirée s’est bien passée. Nous avons regardé un film et mangé une pizza. En bon potes et sans aucune ambigüité. Puis, vers 3h du mat’, on a décidé d’aller se coucher. A ma grande surprise, il est resté avec moi sur le canapé, plutôt que d’aller dans sa chambre. Mais c’était un ami, les choses étaient claires entre nous. Et ça nous arrivait souvent de dormir à côté, avec tous les autres ami.es de la bande. Il connaissait mon amourette et il avait une copine. Et puis j’étais morte, je voulais juste dormir. D’ailleurs, je me suis écroulée de sommeil. Dans un sommeil profond d’épuisement qui a vite envahi tous mon corps.
Je me rappel que j’ai commencé à faire un rêve érotique où j’étais avec mon chéri/amant. C’était agréable mais étrange… ça me paraissait trop réel. Les caresses étaient trop réelles et quand « il » m’a retiré ma culotte j’avais l’impression qu’on me le faisait aussi en vrai. Mais je n’arrivais pas à m’extirper de mon sommeil. Je me rappel que je voulais me réveiller pour vérifier. Je me rappel je me battais en moi pour sortir de ce rêve mais que je n’y arrivais pas. Jusqu’à ce que je sente une pénétration, dans mon sexe. C’était vraiment trop réel et ça ne ressemblait pas du tout au sexe de mon chéri/amant. Ca m’a tiré en sursaut de mon sommeil. Pour me rendre compte qu’il était sur moi……. en moi.
J’ai alors fait un bond-réflexe et me suis recroquevillée dans un coin du lit. Et, la seule chose que j’ai trouvé à dire c’est : « Mais… mais… tu fais quoi, là ?!… T’es… t’es même pas protégé !! ». Quand j’y pense, je trouve cette phrase tellement absurde ! Mais j’étais étourdie par le sommeil, à moitié endormie, et c’est tout ce qui est sorti. Le pire, c’est que je n’ai pas compris tout de suite la gravité de ce qui s’était passé. On s’est même quitté « bons amis ». Il m’a fait la bise sur le quai de la gare en me demandant que « ça » reste entre nous pour qu’il n’ai pas de problème avec sa copine. J’ai même cru que c’était une « méprise », qu’il ne l’avait pas fait exprès…
J’ai passé le Samedi soir et le dimanche avec ma meilleure amie de l’époque. Elle n’allait pas bien… un chagrin d’amour. Alors je me suis focalisée sur elle. Et je n’ai même pas parlé de ce qui s’était passé.

Mais avant que je mette des mots, c’est mon corps qui a hurlé.

Le lundi, dans le bus en allant travailler, j’ai eu un flash et l’image de lui en caleçon m’est venu à l’esprit. Ce n’était pas du tout mon type d’homme, en plus. J’ai eu une violente envie de vomir. Comme quand on a une gastro. Quand je suis sortie du bus, il y avait des ouvriers. J’ai eu droit à des remarques déplacées. Ca a créé une panique en moi et j’ai couru dans mon bureau. J’ai fermé la porte et je me suis effondrée, au sol, dos à elle. J’ai pleuré, sans comprendre pourquoi j’étais si mal. Puis j’ai ravalé mes sanglots parce qu’il fallait aller en réunion.
J’ai passé une semaine sans supporter de me toucher. En ne me douchant que 2 fois, en tout. Parce que je me dégoûtais et que je ne supportais plus de sentir qu’on touche mon corps. Pas même moi.
Pleine de détresse, j’ai alors appelé un commissariat pour dire ce qui m’étais arrivé et demander des renseignements. Je pense que j’avais surtout besoin qu’on m’aide à comprendre. J’ai eu une femme policier au téléphone. Elle m’a demandé « vous a-t-il frappé ? Avez-vous des marques de coups ? » J’ai répondu que non, qu’il avait fait ça quand je dormais. Elle a lâché un « ah ?! », fort peu encourageant. Puis elle a demandé « avez-vous fait le test gynéco ? » à l’époque je ne savais même pas ce que c’était (il s’agit des prélèvements vaginaux qu’on peut faire après un viol dans un hôpital). J’ai répondu « non ». Elle a lâché un deuxième « ah?! » et puis elle m’a expliqué que c’était sa parole contre la mienne et que la plupart du temps c’était la sienne qui était considérée comme vraie. Elle m’a déconseillé de porter plainte parce que je n’avais pas de preuve et que ça finirait par un non lieu.
Les 3 mois qui ont suivi, je me suis renfermée sur moi. Je ne parlais plus à personne. Même pas à ma famille chez qui j’étais revenue vivre depuis 1 an. J’étais agressive avec tout le monde parce que tout m’agressait. Je ne supportais pas que des hommes me regardent. Dans le métro ou le bus, je ne supportais pas qu’ils me frôlent ou qu’ils me touchent. Je ressentais un immense dégoût.
Il n’y avait que 2 personnes à qui je parlais, mon chéri/amant et une amie du groupe, chez qui j’allais même dormir quasiment tous les soirs. Parce que je me sentais en sécurité avec elle. Tous les deux avaient vu que je n’étais plus moi même. Et cette amie, alors qu’on se baladait dans Paris m’a demandé ce qui n’allait pas. Elle m’a demandé si un homme m’avait fait du mal. J’ai répondu que oui mais que je ne voulais pas dire qui. J’avais une sorte d’horrible loyauté envers cet homme parce que ça avait été un ami et qu’il faisait parti de la bande. Je ne voulais pas créer de problème. Elle m’a répondu qu’elle aussi, elle avait vécu un truc moche avec un homme du groupe. Je lui ai proposé de me dire qui c’était et que, si c’était le même, je confirmerais. Elle a alors prononcé le prénom de cet homme : « C’était Arnaud. Je dormais avec lui après une de nos soirées. Et je me suis réveillée parce que j’avais une sensation bizarre. Il avait mis ses doigts à l’intérieur de moi. »… Je me suis alors littéralement effondrée. Au milieu de la rue, je me suis accroupie au sol et j’ai fondu en larmes. Je n’arrivais plus à respirer et mes jambes n’avançaient plus, ne me portaient plus. Elle a du me relever et m’aider à marcher pour m’emmener sur le trottoir.
Quelques semaines plus tard, j’ai réussi à la convaincre d’aller voir une asso qui offrait des consultations juridique. La juriste a dit un truc qui m’a permis, enfin, de mettre les mots sur ce qui s’était passé. Elle a dit « Mesdames, c’est un viol. » puis elle nous a cité la loi en précisant que c’était un viol « par surprise » et en rajoutant « Cet homme est coupable devant la loi ». Puis elle nous a expliqué que si on portait plainte à 2, nous étions sûres qu’il soit puni. Mais que si j’y allais seule, on pouvait être sûres qu’il n’aurait rien. Mon amie n’a pas voulu porter plainte… alors j’ai moi aussi fini par abandonner l’idée.
Et puis, il y a eu cette psy d’un numéro d’écoute pour les victimes. Je savais enfin que j’étais victime, alors je me suis autorisée à demander de l’aide. Et elle m’a beaucoup aidé. Elle m’a aidé à comprendre que je n’étais coupable de rien. Elle m’a aidé à comprendre que je méritais de me battre pour mon bonheur. Et elle m’a aidé à voir combien j’étais forte et courageuse. Je l’ai vu pendant 1 an. Mais le chemin qu’elle a tracé, j’ai mis 3 ans à le parcourir jusqu’au bout. 3 ans avant de récupérer du plaisir dans ma sexualité. Et à tester tout et n’importe quoi (n’importe qui aussi) avec plein de partenaires pour ressentir « un truc ». Et aussi pour me réapproprier mon consentement. Au moins là, j’étais réveillée et maîtresse de ce qui se passais. Contrairement à ce que peuvent croire les gens, je n’ai pas cessé toute sexualité mais j’ai eu, au contraire, une période d’hyper-sexualité. (J’ai su bien après, qu’en réalité, ça arrive à beaucoup de victimes)
C’est lors de ces 3 années que j’ai pris la pleine conscience de la violence que nous subissons au quotidien. Parce que j’étais hypersensible, le harcèlement de rue m’a sauté aux yeux. Et la médiatisation des affaires de viol aussi. J’avais le sentiment que la société me disait qu’il valait mieux me taire. C’était le message que je recevais en voyant ces célébrités être défendues par les masses parce que leurs « talents » ou leurs engagements politiques valait mieux que la dignité des femmes qu’ils avaient violé. C’était le message que je recevais quand je voyais que les victimes avaient le droit à toute la suspicion du monde et qu’on s’intéressait plus à comment elles étaient habillées que pourquoi un homme pouvait faire ça. C’était aussi le message que je recevais avec chaque blague sur le viol. Alors j’ai enfoui ça tout au fond de moi.

Mais j’ai fini par en faire une force.

Si je n’ai pas parlé jusque là, c’est parce que je ne supporte pas ce regard de pitié auquel on a droit quand on dit qu’on a été violée. Je ne supporte pas cette sorte de peur que ça génère, comme si on était perdue. Je ne supporte pas qu’on suppose qu’une femme violée ou agressée est dorénavant trop dans l’émotion pour avoir des raisonnements censés. Je ne supporte pas d’être regardée comme une sorte de jouet cassé. Comme si on était des pauvres choses inutilisables, ou pire, des choses à fuir !

Sauf que si les 100.000 victimes de viol par an étaient en mode total traumatisées à vie, ça se verrait, quand même !

NOUS SOMMES FORTES !

Et (trop) souvent nous nous relevons seules. C’est à la fois horrible et beau. Horriblement triste de savoir à quel point ce chemin est solitaire. Mais beau de voir toute cette force que l’on a. Tout ce qu’on déploie pour ne pas rester brisée. Alors j’ai recollé les morceaux… comme des milliers d’autres femmes.
Et ce qui m’a aidé à me relever, c’est de comprendre. C’est là que j’ai commencé à m’intéresser aux textes féministes. Je l’étais avant mais je ne le savais pas. Je ne nommais pas encore cette énergie et je n’en avais pas encore fait un militantisme. Mais en lisant, j’ai compris que je n’étais pas la seule. J’ai compris que ce n’était pas seulement un problème entre cet homme et moi mais que c’était un problème social. Et même si je n’ai jamais porté plainte, j’ai trouvé un autre moyen de réclamer justice. Je n’ai pas réclamé pour moi, j’ai réclamé « pour nous » ! C’est aussi pour ça que ça me paraît primordial d’avoir des lieux (même numériques) où l’on peut sentir qu’on n’est pas seule. C’est ce que j’essaye de faire avec ma page en partageant des témoignages. Et en osant aujourd’hui te partager le miens.
J’ai envie que tu comprennes que tu n’es pas seule. Que tu n’es pas la coupable de cet atouchement, de cette agression ou de ce viol que tu as vécu. J’ai envie que toutes les #MeToo saches aussi que, NON, ON NE FINIT PAS DÉTRUITE À VIE ! Qu’on peut se relever ! Et qu’on peut en ressortir avec une force de lionne ! Une force d’empêcheuse !

Je vous serre toutes très fort dans mon coeur.
#empechons


Suite à certaines réactions et à des témoignages que j’ai reçu, j’ai envie de préciser que cette prise de position n’est pas faite pour dévaloriser les victimes qui sont dans une pleine souffrance et qui ont l’impression d’avoir du mal à dépasser ce que certains monstres leurs ont fait ! Je tiens donc de nouveau à te confier quelque chose… Quelques textes que j’ai écris dans cette période pleine de douleurs qui a suivi mon agression…. autant de clichés instantanés de ce dur chemin…

D’abord le poème que j’ai écris très peu de temps après mon agression. Dans ce moment où, moi aussi, je souffrais beaucoup et où, moi aussi, j’avais l’impression que ça serait sans fin…

—-
L’innommable

Il m’attire gentiment avec des sourires
Inspire ma confiance, camoufle son désir
Tourne à la dérision chacune de ses avances
M’accule dans mes doutes, m’assiège par son aisance.

Et les gestes anodins un à un cumulés
Et de plus en plus loin sans jamais l’avouer

Confiante je sombre dans ses filets
Quand par Morphée je me laisse emporter

Dans le coma du rêve la réalité se voile
Et le monstre peu à peu se dévoile
Les caresses oniriques semblent si peu réelles
Mais c’est pourtant bien vrai qu’il m’a brisé les ailes
—-

J’ai même sincèrement eu envie de mourir. J’en voulais au monde entier de ne pas comprendre ma douleur et je souffrais beaucoup des propos médiatisés sur le viol, sur les violeurs célèbres adulés et leurs victimes salies… J’ai aussi ressentie cette trahison d’un ami quasiment comme une trahison généralisée… je ne parvenais plus à faire confiance à personne.
J’ai écris le poème qui suis sur un quai de RER alors que je venais de fixer les railles en hésitant réellement à m’y jeter. J’ai soudain réalisé ce que j’étais en train de penser… j’en ai été effrayé et alors que je contenais des hoquets de sanglots, j’ai griffonné en hâte ce poème… comme un pansement. Poser ces mots m’a évité de passer à l’acte.

—-
Sortie de raille…

Envie de prendre un train par en dessous
D’hurler au monde qu’ils sont tous fous
Que la valeur de la vie ne vaut que partagée
Et que par leurs actes la mienne est bafouée

Envie que mon sang éclabousse leur conscience
Qu’ils sachent qu’ils m’ont mené au bout de ma patience
Et que la joie de vivre qu’ils m’ont arraché
Me reste dans la gorge à m’en étouffer

J’ai était optimiste et confiante en l’humain
J’ai puisé dans mes forces pour leur tendre les mains
Ils ont pris tous mes rêves tuées mes illusions
Enfermée ma bonne volonté dans une prison

Je les hais aujourd’hui de tous l’amour d’hier
Ma mort sera ma dernière prière.
—-

Puis il y a eu une période de colère. Une colère profonde et viscérale. Comme un début de nouveau souffle mais encore très douloureux :

—-
Celui qu’on ne veut plus nommer…

Il s’agite en riant barbotant dans sa fange
Et de ses mains gluantes salit les ailes des anges
Sa putride insistance leur arrache leur pureté
Et la boue de ses gestes annihile leur liberté
Il est là, gros pustule au milieu de la vie,
Heureux d’être, sans soucis
Rotant son excellence immonde
Vomissant sa joie de parasiter le monde
Il se félicite, repus des plaisirs qu’il a volés,
Repus des chaires qu’il a souillées
Peu importe les individus brisés
Du moment que les débris éparpillés
Ne lui coupent pas le pied
—-

Ensuite, il y a eu une sorte d’effritement affectif… plus rien ne me touchait, j’étais comme éteinte. Je ne ressentais plus ni désir, ni plaisir, ni envie de m’attacher à quelqu’un… une grosse période de doute. Où même sexuellement, je n’avais aucune sensation.


Liens ?

A quoi ça tient ?
Comment créer ce lien,
Si précieux en nos seins ?
A quoi je tiens
Si dans ma poitrine il n’y a rien,
Si tous mes chemins sont vint ?
Et ces sourires, ces caresses,
cette sensualité des gestes,
Toutes ces longues nuits d’ivresse ?
A quoi ça tient ?
Dois-je lier mes mains
Et cette blessure en mon sein ?
A quoi je tiens
Si je ne suis attachée à rien ?
Et pourquoi je m’en sens si loin ?
—–

Cette étrange période où je me suis sentie éteinte a était suivie d’une période particulière où j’ai cherché par tous les moyens à la fois à me perdre à me retrouver… comme si je cherchais à revivre sans encore savoir comment. J’avais des comportements extrême. Comme si je testais tout pour retrouver des sensations… pour me sentir en vie !

—-
Dissolution

Dissoudre sa vie dans des nuits sans fin
Brader sa vertu jusqu’au petit matin.
Fumer ses angoisses ou les noyer dans le vin.
Perdre l’envie dans l’overdose du quotidien.

Évaporer l’absence dans de vains câlins
Être en effervescence pour un peu moins que rien
Disperser ses pensés au grès de nos instincts
Ne plus s’inquiéter ni du mal, ni du bien.

Mourir à chaque minute
Saigner nos heures de vie
Faire une longue chute
Pour nier le sursis…

Fuir les habitudes et son faux confort
Voir dans l’incertitude un certain réconfort.
Chercher la liberté aux frontières douloureuses
De nos frayeurs nocturnes et de nos peurs vicieuses.

S’enchainer en soi, se tenir loin de l’Autre,
Refuser à jamais d’en être la victime.
Rejeter tous les saints, être son propre apôtre,
Se barricader dans son enfer intime.

—-

Et puis j’ai eu cet instinct de survie. Ce besoin irrépressible de me relever ! De reprendre mon souffle ! Et de me tendre la main !

—-
Ce que le silence nous apprend

Quand soudain la vie qui sourit a un rictus de compassion
Et que les lèvres serrées elle peine à vous regarder en face.
Quand les joies de jadis s’évaporent
Et ne reste que le brouillard de l’indifférence.
Quand soudain la douleur vous prend au ventre.

Écoutez le chuchotement des étoiles.

Quand au cœur de la nuit la peur vous rattrape.
Quand les feuilles frissonnent de connaître vos doutes.
Quand les oiseaux se taisent sur votre passage.

Cherchez les astres sages qui éclairent l’obscurité.

Et quand tout ne semble plus qu’un amas de cul-de-sac
Quand on n’avance plus qu’en boitant

Trouvez la sagesse de l’infini et comprenez :

La vie n’est que chemins et choix
Jamais les douleurs ne durent
Et souvent c’est au milieu de rien
Qu’il y a quelqu’un qui vous tend la main
Et si on ne la voit pas
C’est parce qu’il faut chercher au fond de soi.

—-

J’ai alors cherché le soutien de professionnel.les. En passant par un numéro d’aide aux victimes, j’ai trouvé une psy formidable qui m’a considérablement aidé. Qui m’a aidé à m’aider… J’ai alors transformé cette expérience en ma plus grande force pour qu’elle ne soit plus jamais ma faiblesse. Et j’ai écris ce petit texte, sans titre, qui sortait du fond du coeur :

—-

Il ne faut pas craindre nos démons
Car nous n’en sommes pas la victime
malgré leurs griffes et leurs tisons
Ils sont ce qu’on a de plus intimes

Ils sont les enfants de nos peurs
Qui tremblent en notre sein
Et malgré leurs ricanements trompeurs
Ils sont nos plus forts fantassins

—-

Aujourd’hui, avec le recul, si je voulais donner un titre à ce petite texte, je l’appellerais « naissance d’une empêcheuse »…

#empechons

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